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Connaissance de Soi et art de vivre

La Bhagavad-Gita

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“Les Vedas constituent le phare de l’éternelle sagesse qui mène l’homme jusqu’au salut et lui inspire la réalisation suprême.” –Maharishi

Aldous Huxley, Ralph Waldo Emerson, Rudolph Steiner, Carl Jung, le Dr. Albert Schweitzer, Herman Hesse et bien d’autres personnages célèbres se sont laissés absorber par la sagesse distillée dans ce texte plurimillénaire qui nous vient de l’Inde antique.

 

La Bhagavad-Gita est devenu l’un des fleurons de la littérature védique.

Maharishi le surnomme “le livre de poche du Veda” tant sa sagesse condensée recouvre toutes les sphères de la vie, allant de l’individuel jusqu’au cosmique.

Par sa simplicité, son aspect à la fois philosophique et très pratique, il a séduit l’occident autant que l’orient et son message a touché toutes les générations.

Traduit dans nombre de langues, il reste une référence incontournable pour l’aspirant au Yoga.

 

La Bhagavad-Gita, qui signifie “Le chant du Seigneur” est le dialogue entre le Seigneur Krishna et son ami le prince Arjuna sur le champ de bataille du Kurukshetre. En sept cent vers, ce dialogue de maître à disciple amène celui qui est dans le doute le plus profond à l’état de réalisation du Soi, libre de tout problème.

 

Maharishi nous a donné sa traduction et ses commentaires de la Bhagavad-Gita. Sur les dix-huit chapitres édités, tout d’abord seuls les 6 premiers ont été publiés.

Mais la Bhagavad-Gita est si parfaitement structurée que la Totalité en imprègne chaque page. Et comme l’explique Maharishi l’océan se découve dans chaque vague.

Ces dix-huit chapitres peuvent être divisés en trois catégories de six :

  • de 1 à 6 est mis en valeur l’aspect Rishi de la réalité cad le Soi, la conscience dans son aspect de témoin silencieux, le sujet de l’expérience.
  • de 7 à 12 est mis en valeur l’aspect Devata de la réalité cad le Soi, la conscience dans son aspect dynamique, le processus de l’expérience.
  • de 13 à 18 est mis en valeur l’aspect Chandas de la réalité cad le Soi, la conscience qui masque le sujet, l’objet de l’expérience.

Chacune de ces trois catégories peut elle-même être divisée en trois catégories, cad que les chapitres deux par deux recouvrent en plus détaillé ces mêmes aspect Rishi, Devata et Chandas.

Ainsi dès les six premiers chapitres la Totalité est exposée.

Maharishi explique dans sa préface : « Cet enseignement fut peu à peu oublié. Deux mille ans plus tard; le principe selon lequel l’Être est la Réalité absolue, la source et le fondement de toute création, était totalement éclipsé par de fausses croyances qui ne glorifiaient que les aspects relatifs de la vie. Selon le Seigneur Krishna, la perte de la sagesse incombe naturellement « au long passage du temps »…

“Le deuxième chapitre est l’âme de la Bhagavad-Gita. Tous ceux qui suivent en constituent le corps…” – Maharishi

En voici la traduction des versets les plus significatifs.

Verset 13 : Tout comme l’habitant de ce corps traverse l’enfance, la jeunesse et la vieillesse, de même il passera dans un autre corps. Ceci ne trouble pas le sage.

Verset 14 : Le contact des sens avec leur objets, ô fils de Kunti, engendre l’expérience du froid et du chaud, du plaisir et de la douleur. Transitoires, ils vont et viennent. Supporte-les patiemment, ô Bharata!

Verset 15 : En vérité, il est digne de l’immortalité, l’homme inébranlable que ces contacts ne troublent pas, qui maintient un esprit imperturbable dans le plaisir et la douleur, ô toi le meilleur parmi les hommes!

Verset 16 : L’irréel n’a pas d’être, le réel ne cesse jamais d’être. La vérité profonde de ces deux principes a été perçue ainsi par ceux qui voient la Réalité ultime.

Verset 17 : Sache en vérité que Cela, par quoi tout ceci est imprégné, est indestructible. Nul ne peut oeuvrer à la destruction de cet Être immuable.

Verset 18 : On sait que ces corps ont une fin. L’habitant de ce corps est éternel, impérissable, infini. Ainsi donc, combats, ô Bharata!

Verset 19 : Celui qui le tient pour le tueur et celui qui le considère comme étant tué, ne perçoivent ni l’un ni l’autre la vérité. Il ne tue, ni n’est tué.

Verset 20 : Il ne naît jamais, ni ne meurt ; ni, ayant été, il ne cessera d’être. Non-né, éternel, perpétuel, ancien. Il n’est pas tué lorsque le corps est tué.

Verset 21 : Celui qui le connaît comme étant indestructible, permanent, non-né, immortel, comment peut-il ô Partha, tuer ou pousser un autre à tuer?

Verset 22 : De même qu’un homme se dépouille de vêtements usés pour en prendre des neufs, ainsi l’habitant de ce corps, se défaisant des corps usés, en prend d’autres qui sont nouveaux.

Verset 23 : Les armes ne peuvent le transpercer, ni le feu le brûler ; l’eau ne peut le mouiller, ni le vent le dessécher.

Verset 24 : Il ne peut être transpercé, ni brûlé, ni mouillé, ni même dessèché. Il est éternel, imprégnant toute chose, stable, immuable, toujours le même.

Verset 25 : Il est dit être non-manifesté, inconcevable, non-changeant ; par conséquent, le connaissant ainsi, tu ne devrais pas t’affliger.

Verset 26 : Même si tu penses que constamment il naît, et que constamment il meurt, même alors, ô toi aux bras puissants, tu ne devrais pas t’affliger ainsi.

Verset 27 : En vérité, la mort est certaine pour qui est né et la naissance est certaine pour qui est mort ; tu ne devrais par conséquent pas t’affliger de ce qui est inévitable.

Verset 28 : Les créatures sont non manifestées au commencement, manifestées dans l’état intermédiaire et de nouveau non manifestées à la fin. Ô Bharata! Qu’est-ce que cela a d’affligeant?

Verset 29 : L’un le voit comme un prodige, un autre de même en parle comme d’un prodige et comme d’un prodige un autre encore en entend parler. Pourtant, même en le voyant, en en parlant et en en entendant parler, certains ne le comprennent pas.

Verset 30 : Celui qui habite dans le corps de chacun, ô Bharata, est éternel et invulnérable ; tu ne devrais donc t’affliger pour aucune créature, quelle qu’elle soit.

Verset 31 : Même si tu considères ton propre dharma, tu ne devrais pas hésiter…

Verset 38 : Ayant atteint l’équanimité, dans le plaisir et la douleur, dans le gain et la perte, dans la victoire et dans la défaite, lance-toi donc dans la bataille. Ainsi, tu n’encourras pas de péché.

Verset 39 : Ce qui a été exposé est la connaissance selon le Sankhya. Entends-la maintenant selon le Yoga. Et l’intellect établi grâce à cela, ô Partha, tu te libéreras de l’influence aliénante de l’action.

Verset 40 : Dans ce Yoga, nul effort n’est perdu et nul obstacle n’existe. Même un peu de ce dharma délivre d’une grande peur.

Verset 41 : Dans ce Yoga, ô joie des Kurus, l’intellect résolu est focalisé, alors que l’intellect des irrésolus est divisé en maintes branches et sans cesse changeant.

Verset 42 : Ceux qui manquant de discernement se complaisent dans la lettre du Veda, ô Partha, et déclarent qu’il n’y a rien d’autre, disent des paroles fleuries.

Verset 43 : Remplis de désirs, désignant les cieux comme le but à atteindre (ils ont des paroles) qui proclament que la naissance est la récompense de l’action et prescrivent de nombreux rites appropriés pour l’obtention des plaisirs et du pouvoir.

Verset 44 : Un intellect résolu ne naît pas dans l’esprit de ceux qui sont profondément attachés au plaisir et au pouvoir et dont la pensée est captivée par de telles (paroles fleuries).

Verset 45 : Le Veda traite des trois gunas. Sois en dehors des trois gunas, ô Arjuna, libre de la dualité, toujours ferme dans la pureté, détaché des possessions, possédant le Soi.

Verset 46 : Pour le brahmane illuminé, l’intégralité des Vedas n’a plus d’utilité qu’un puits dans un lieu inondé de toutes parts.

Verset 47 : Tu n’as de contrôle que sur l’action, jamais sur ses fruits. Ne vis donc pas pour les fruits de l’action. Ne t’attache pas non plus à l’inaction.

Verset 48 : Etabli dans le Yoga, ô conquérant des richesses, accomplis les actions, ayant abandonné tout attachement, l’esprit devenu égal dans le succès et dans l’échec, car l’égalité d’esprit est appelée Yoga.

Verset 49 : En vérité, l’action dépourvue de grandeur est  très éloignée de l’intellect stable, ô conquérant des richesses. Prends refuge dans l’intellect. Ils sont à plaindre ceux qui vivent pour les fruits (de l’action).

Verset 50 : Celui dont l’intellect est uni (au Soi) s’émancipe lui-même du bien et du mal. Par conséquent, adonne-toi au Yoga. Le Yoga est l’habilité dans l’action.

Verset 51 : Les sages dont l’intellect est véritablement uni au Soi, qui ont renoncé aux fruits nés de leurs actions et qui sont libérés des liens de la naissance, parviennent à un état dépourvu de souffrance…

 


Pour aller plus loin

Le texte en français de la préface de Maharishi des commentaires de la Bhagavad Gita

Le texte en français des commentaires de la Bhagavad Gita par Maharishi

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Auteur : AVM Sud-Est

Connaissance de Soi et art de vivre : la science védique de Maharishi

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